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11/12/2014 16:39
Interview Mme Bernadette LECERF-THOMAS
Interview Mme Bernadette LECERF-THOMAS - Auteur de NEUROSCIENCES ET MANAGEMENT, le pouvoir de changer, ACTIVER LES TALENTS AVEC LES NEUROSCIENCES - Du talent individuel à l’intelligence collective.

1) Pouvez-vous nous donner une définition de ce que sont les neurosciences?
Les neurosciences c’est une science qui a émergé dans les années 50/60, qui vient de la neurologie, de la biologie. C’est une science de l’étude du cerveau et du système nerveux du règne animal. L’homme est un animal social, un mammifère. Tout ce qui est animal est humain. Cette science tente de comprendre les mécanismes qui sont à l’œuvre, aussi bien génétique, mécanique, idéologique, physique.de façon à pouvoir soigner les maladies.
Le nombre de personnes qui ont des problèmes de santé liés au cerveau ou au système nerveux est considérable et aujourd’hui le soin qu’on leur apporte, mais le véritable problème c’est que l’on ne sait pas les soigner. Par exemple Alzheimer, une maladie de la dégénérescence cérébrale, on ne sait pas la soigner aujourd’hui. On peut citer aussi les maladies psychiatriques que l’on va pouvoir mieux soigner, sur lequel on va pouvoir agir mieux. Ceci est le premier objectif des neurosciences.
Le second, les neurosciences qui peuvent ensuite nous conduire à une autre pédagogie, un autre relationnel dans les organisations, il y a toutes sortes de champs qui sont concernés et le marketing est un des champs qui est concerné.
La finalité des neurosciences ce n’est pas le marketing. Le marketing de tout temps s’est toujours intéressé aux innovations et à ce qui pouvait utiliser pour progresser.
Donc les gens de marketing, quand ils ont vu les travaux des neuroscientifiques, ils s’en s’ont saisi parce que cela les intéressaient.
2) Comment cette discipline à donner naissance au neuro marketing ?
Les gens marketing ont vu qu’on pouvait observer des choses sur un cerveau et ils se sont servis de ça pour mieux travailler. Dans le marketing depuis des années et des années, on observe le comportement des consommateurs, là on a un outillage supplémentaire qui s’avère très performant.
3) Quelles sont les forces et les faiblesses du neuromarking ? Dérives ? Sur-utilisation? Pouvez nous donnez un exemple de neuromarketing réussi?
Les forces c’est que cela permet d’observer des choses que l’on n’observait pas avant. Par exemple, avec l’étude Pepsi contre Coca Cola. Première phase de l’étude, on fait goûter les boissons avec les yeux bandés et on leur demande ce qu’ils préfèrent. Résultat, ils préfèrent le Pepsi. Après, quand on leur montre l’étiquette, ils préfèrent la marque.
On va voir des activations cérébrales différentes, ils ne voient pas la marque c’est juste les zones du goût qui s’activent. Or, quand ils voient la marque, ce ne sont pas non seulement les zones du goût qui s’activent mais aussi la zone de l’affectivité, du lien et de l’attachement.
Et si Coca-Cola, « ramasse » le morceau car il a su communiquer sur sa marque auprès de ses populations et donc il a su créée un attachement. On voit bien que lorsque les marques font des tests, si vous ne créez pas la relation affective à la marque qui est essentielle. Ca permet de savoir des choses que l’on sait déjà mais à quel point elles sont importantes.
Mais il faut savoir, qu’il y a plusieurs techniques utilisées en neuromarketing, l’IRM fonctionnel qui permet d’observer le cerveau, est interdit en France. Les marques qui souhaitent faire des études sont autorisées en Belgique et en Angleterre.
Alors on peut aussi observer le cerveau avec l’électro encéphalogramme, cela coûte moins cher, il suffit de mettre un casque avec des électrodes sur le cerveau de chacun. On peut observer des mouvements à l’intérieur du cerveau et permettent détecter si il y a une sensibilité à tel ou tel endroit, face à ses réactions.
Alors, il peut y avoir des dérives et des sur-utilisations mais ca c’est vrai de tout, il peut y avoir de la sur-utilisation mais cela leur coûte plus cher. La dérive ça sera quand on manipule d’une façon malveillante. Tout dépend si le consommateur est volontaire et si cela est intrusif.
Par exemple, lorsqu’une marque de bonbons teste son produit sur les femmes enceintes et leurs enfants. Le résultat peut-être aussi bien positif, l’enfant aimera et consommera cette même marque de bonbons. Au contraire, l’enfant peut ressentir du dégout face à ce produit. On est prévisible mais dans une certaine mesure, pas totalement. On est dans la complexité, quand vous faites des études comme ça ce n’est pas 100% de la cible qui réagit de la même façon. Après on voit à se faire peur et est-ce qu’il y a beaucoup de gens qui vont accepter de se faire observer en mangeant des bonbons pendant 9 mois. Il peut y avoir des dérives mais il n’y a pas besoin des neurosciences pour cela.
Mais il est certain, que les neurosciences peuvent être utilisées à des fins de manipulation, comme tout. Après, il faut qu’il y est des règles mais comme partout, comme en France le comité éthique n’autorise pas l’utilisation de l’IRM en France, en l’état actuel des connaissances et des dispositions techniques il n’était pas souhaitable que ces appareils soient accessibles pour le commerce.
Il faut aussi faire attention au mot manipuler, il faut regarder sa définition. Dans certains métiers, communiquer c’est manipuler. A chaque fois que l’on fait la communication d’un produit, c’est tenter le consommateur d’acheter le produit. Sauf que vous faites cette manipulation avec une éthique et un cadre réglementé. Par exemple, la publicité Lotus, avec le bébé qui prend le papier toilette en disant « maman », elle était autorisée il y a de ça 30 ou 40 ans. A un moment on a considéré que le papier toilette n’était pas spécifique des enfants et l’on a interdit que l’enfant touche le produit. Il a fallu que Lotus refasse ses spots TV avec un enfant qui crie maman mais qui ne touchait pas le produit. On reste toujours dans une manipulation, on tente de créer du lien affectif avec la marque, l’enfant et la maman.
C’est une manipulation dans les règles éthiques, on essaye d’influencer la représentation d’autrui à son profit. Mais le mot « manipuler », n’est forcément malveillant. On peut l’entendre de différentes façons, celle du communicant et celle de l’ostéopathe et du sculpteur qui transforme une forme au profit d’un message.
5) Les neurosciences et le neuromarketing doivent-elles devenir accessibles à toutes les marques ou doivent-elles rester accessible qu'à une petite "élite" de marques? Avec les neurosciences et le neuromarketing, peut-on parler de manipulation et dire que le consommateur est manipulé ?
Principe d’égalité, elles sont accessibles par toutes les marques après c’est juste une question de moyens. Aujourd’hui toute le monde peut faire des études consommateurs, tout le monde ne le fait pas car ils n’ont pas les moyens ou parce qu’ils n’ont pas compris l’intérêt qu’elles présentent. Mais après, je ne vois pas pourquoi on permettrait à certains mais pas à d’autres. Alors après, on peut dire que cela est interdit pour l’alcool et le tabac mais autorisé pour l’hygiène et la santé.
Si les marques de fast-foods utilisent le neuromarketing et les neurosciences n’engendrent pas que des dérives mais aussi des avantages, les marques peuvent s’en servir pour réguler leur taux de sucre et de gras dans leurs produits.
La marque qu’elle soit petite ou grosse a le droit, après tout dépend du secteur où elle est.
Avant qu’on appelle cette discipline, le neuromarketing on appelait cela des études avec des vitres sans teint, des questionnaires sur le packaging, des interactions… Ce n’est pas nouveau. Maintenant on appelle ca neuromarketing car on utilise des outils d’une catégorie nouvelle et pointue, mais le consommateur devant un produit cela existe depuis que l’on fait des packaging, toujours dans l’observation du consommateur.
6) D'après vous, les neurosciences sont-elles l'avenir des marques?
Alors, si vous me demandez si les neurosciences influencent et influenceront l’avenir des marques. Je commence à savoir répondre. La finalité du neuromarketing c’est de vendre mieux de faire des produits plus adaptés, de faire des positionnements plus pointu, de faire évoluer le produit par rapport aux gouts des consommateurs. A partir du moment où vous avez un outil pointu, vous créez des produits plus pointus.
Cela va influencer le développement des marques et des produits mais ce qu’il faut savoir c’est que tout cela est relatif car nous sommes dans un monde où le consommateur va être plus mature, qui eux connaîtront mieux comment on les piègent, on les charment, on les séduits et apprendront à mieux se défendre.
La connaissance du cerveau humain va transformer les connaissances des individus. La marque va pouvoir s’améliorer mais le consommateur va aussi pouvoir être exigeants et critiques.
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11/12/2014 16:32
Le consommateur est-il toujours maitre de ses choix ?
Observer les activités cérébrales de consommateurs volontaires afin de comprendre pourquoi un produit ou service particulier les attire plus qu’un autre, pourquoi ils décident ou non de l’acheter, optimiser la mise en avant de ces derniers pour favoriser leur adoption…autant de promesses du neuromarketing. Nous avons lors de notre précédent article ouvert le débat sur la question suivante, neuromarketing ou neuromanipulation ? Il semble de qualifier le marketing de manipulation. En effet, chacun n’est-il pas libre et maître de ses propres décisions ? Quels arguments permettent de défendre les deux avis ?
En sus de l’absence totale de preuves scientifiques apportées aux tests mens tentant d’établir un lien entre les neurosciences et le marketing, le neuromarketing se voit reprocher l’étroitesse des échantillons, les conditions d’études et sont interprétatifs. De plus, le fait que le marketing s’attaque à la partie intuitive du cerveau de l’homme dit reptilienne, amène certains à conclure que le marketing applique bien là une forme de manipulation, d’autant plus que les processus de décision reposent principalement sur les ressentis émotionnels. En effet, en essayant de toucher la partie reptilienne, le marketing pousse le consommateur à acheter sous un état impulsif et donc potentiellement sans réfléchir et savoir ce qu’il veut vraiment. Il apparait de plus que « le cerveau reptilien l’emporte toujours » d’après C. Rapaille, spécialiste en étude de marché, et que « la partie reptilienne a plus d’influence sur le cortex que le cortex en a sur la partie reptilienne » selon J. Ledoux, neuroscientifique. C’est dans ce sens que l’on peut parfois entendre que le marketing via les neurosciences nous vend des choses dont on n’a pas l’utilité ni l’envie, le cerveau reptilien étant simple à embrouiller.

Au-delà de cet aspect « théorique » de la manipulation exercée par le marketing, certaines applications du neuromarketing font froid dans le dos. En effet, prenons l’exemple de Kopiko, une entreprise de bonbons basée aux Philippines, qui a eu recours à du neuromarketing prénatal. La compagnie a distribué des échantillons à des futures mamans dans le but de formater les circuits du goût dans le cerveau du futur enfant. Il a effectivement été prouvé que ce dernier été influencé par l’alimentation de la maman. Ainsi, les envies alimentaires de l’enfant sont d’ores et déjà influencés et il semblerait qu’un boom des ventes à bien été relevé des années plus tard suite à cette expérience. Il apparait donc possible d’influencer à son insu les préférences alimentaires du consommateur alors pourquoi pas s’attaquer à la politique ? En 2004, le neuromarketing a été utilisé pour l’élaboration de spots de campagne en étudiant quelles zones du cerveau étaient activées en fonction de l’image du candidat pour adapter la campagne. Cette initiative survient après que l’on ait constaté que la zone du cerveau associé à la peur (amygdale) était la plus activée chez les démocrates que chez les républicains lors du visionnement d’images du 11 septembre. Ainsi, les neurosciences comment à investiguer les zones du cerveau ou se trouveraient les codes moraux, les opinions religieux et politiques.
Cependant malgré les précédents faits constatés et comme l’explique Olivier Droulers, chercheur en neuromarketing, nous avons « compris depuis longtemps que les émotions étaient importantes dans le processus d’achat. Le problème, c’est que les consommateurs ne savent pas l’exprimer ». Alors peut-on vraiment accuser le marketing de manipulation lorsqu’il a recourt aux neurosciences ? Pas vraiment.
Chacun reste libre de ses propres avis, de ses propres choix et décisions. Le marketing a bien un rôle d’influencer en exposant les mérites et bienfaits d’un produit ou service mais ne force en aucun cas le consommateur à acheter.
En cherchant à comprendre les envies des consommateurs et en tentant de les anticiper, ne pourrions-nous pas dans ce cas avancer que le marketing et les neurosciences leur rendent services ? Il a en effet été prouvé via plusieurs expériences que le consommateur ne savait pas tout le temps ce qu’il voulait et qu’il avait besoin qu’on lui montre pour s’en rendre compte. Et si au contraire le marketing dévoilait leurs désirs les plus profonds ? D’autant plus que si manipulation réelle il y avait, nous verrions certainement beaucoup de personnes porter plainte contre les marques, or il ne pourra jamais être soutenu que la victime a été forcé d’acheter.
Finalement, si le neuromarketing existe c’est aussi parce qu’on s’est rendu compte avec le temps que bien que des études soient effectuées avant le lancement d’un produit, plus de 90% d’entre eux rencontrent un échec car les consommateurs ne disent pas forcement la vérité. Alors, le neuromarketing doit-il est considéré comme l’apogée de la science associée ou marketing ou comme un gadget de manipulation de masse ? A vous de décider, de soutenir ou nos ces marques, via ce que vous mettez dans votre panier…
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11/12/2014 16:27
Neuromarketing ou neuromanipulation ?
Le neuromarketing est un terme qui fait de plus en plus rêver les marketeurs d’aujourd’hui, leur ouvrant la voie à de nouvelles possibilités de toucher plus profondément leurs cibles et de leur offrir une expérience client à la hauteur de leurs attentes. Cependant, peu de marques exposent au grand public leurs expérimentations avec les neurosciences et les bénéfices qu’ils en tirent. Aucune en France ne reconnait s’en servir, alors pourquoi tant de mystère ?
Cela peut s’expliquer par différents facteurs. Tout d’abord, de nombreux neuroscientifiques ont voulu établir des relations entre les comportements du consommateur et certaines réactions provoquées par la stimulation du cerveau. L’utilisation de la technique EGG- qui mesure l’activité électrique du cerveau à l’aide d’électrodes –a permis à certains de mesurer l’attention, l’émotion et la rétention de mémoire de cobayes. Ils ont alors avancé le fait qu’une activité émotive développait l’intention d’achat des consommations ainsi que « l’awareness », que la mémoire allait également dans le sens de l’intention d’achat mais aussi l’attrait pour la nouveauté, et enfin que l’attention était liée lui aussi à cet attrait pour la nouveauté et à « l’awareness ». Or, il est important de préciser qu’aucune preuve scientifique n’existe pour affirmer ces conclusions. C’est pourquoi beaucoup critiquent cette nouvelle utilisation des neurosciences au service du marketing.

En effet, il se trouve que la réputation de ce dernier n’a pas bonne presse et se voit souvent accuser de manipulation envers les consommateurs. Bernard Stiegler, philosophe français qui axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles, à récemment exprimé son amertume envers le neuromarketing. « Les neuromarketing est aujourd’hui un business. Les neurosciences, au service de quoi ? De la captation de l’attention des individus pour piloter leur comportement par les mécanismes les plus primaires qui existent, chez les reptiles, c’est pour ça qu’on parle du cerveau reptilien. Et je suis sutpéfait par l’inanité du discours que j’entends la dessus », déclare-t-il sur le plateau de Ce soir ou jamais le 20 mars 2012. Il fait en partie référence ici à la quête des entreprises du « bouton d’achat » qui se trouverait quelque part dans nos cerveaux. Certains, bien que n’étant pas en accord avec les propos de M. Stiegler vont encore plus loin en s’en prenant à la nature même du marketing. Olivier Oullier, professeur en neurosciences à l’université d’Aix-Marseille, déclara lors d’une interview pour Libération le 13 mai 2012 que ce fameux bouton d’achat n’existe pas et que l«on n’a pas attendu l’imagerie cérébrale par résonance magnétique pour manipuler les gens et leur faire acheter ce qu’ils ne voulaient pas ou ce qu’ils ne connaissaient pas. C’est le propre du marketing que de les influencer ou de les manipuler - on peut jouer sur les mots -, de leur faire adopter des décisions qu’ils ne voulaient pas prendre».
Alors que penser de tout ça ? quelles sont les limites et dangers du neuromarketing et doit-on en avoir peur ? Neuromarketing ou neuromanipulation, le débat est ouvert.
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11/12/2014 16:15
Le neuromarketing un gain pour tous.
Depuis toujours le marketing se nourri de la psychologie pour mieux comprendre le consommateur, ses attentes, ses besoins. Néanmoins les techniques actuelles, focus group, panels consommateurs, test à l’aveugles, présentent un certains nombres de défaillances pouvant tronquer les résultats. En effet, il est impossible de demander à de potentiels consommateurs ce qu’ils veulent car au fond ils l’ignorent. Le neuromarketing en tant que pratique des sciences humaines apparaît donc comme une solution logique et efficace pour mieux comprendre ces derniers en s’adressant directement à l’organe décisionnaire de l’acte de l’achat, le cerveau, qui lui sait ce qui le stimule et surtout est incapable de mentir.

Cette nouvelle pratique représente donc une nouvelle perspective pour les marques qui peuvent désormais ajuster leur stratégie pour répondre toujours plus précisément aux attentes des consommateurs.
Mieux comprendre sa cible est avant tout le meilleur moyen d’être plus efficace, donc plus productif donc plus rentable. Pour les marques, le neuromarketing va considérablement réduire le processus d’étude en allant chercher l’information à la source et donc réduire les coûts. De plus, les produits ou services seront plus pertinents donc plus cohérents aux yeux des consommateurs qui se verront proposer une offre en adéquation avec leurs attentes, même celles qu’ils ignoraient jusqu’alors.
Mieux comprendre sa cible c’est également mieux la respecter. En effet, les consommateurs se plaignent d’une sur-sollicitation des marques donnant naissance à un sentiment de méfiance chez ses derniers qui n’hésite plus à comparer, chercher, afin de s’assurer de faire le meilleur choix. Cette sur-sollicitation donne également à un nouveau comportement : le zapping. L’information n’est plus traitée avec intérêt et souvent non retenue, c’est ce que l’on appelle du temps de cerveau disponible. Là encore, le neuromarketing peut être une solution en étudiant les stimuli les plus pertinents à un instant précis. C’est le procédé qu’a utilisé la chaîne américaine MTV pour définir ses tarifs d’espaces publicitaires. En effet, après étude il a été démontré qu’en fonction de l’heure et du programme diffusé certains messages étaient mieux perçus et retenus que d’autres. En se basant sur ces données la chaîne a défini ses tarifs en fonction de l’annonceur et du temps de cerveau disponible des téléspectateurs. Ainsi, chacun est gagnant le consommateur a un contenu constructif et les marques un message plus impactant.
Enfin le neuromarketing peut permettre le développement d’une communication plus juste pour des causes d’intérêt publique comme la sécurité routière dont les messages concernent tout le monde et doivent être retenus par tous.
En proposant un marketing et une communication adaptés, les neurosciences, à travers le neuromarketing, permettent aux uns d’être plus productifs et aux autres plus attentifs donc d’aller à l’essentiel.
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10/12/2014 17:11
Quand les marques rencontrent le neuromarketing
Les neurosciences nous exposent les réactions de notre cerveau face à différents stimuli extérieurs. Les méthodes utilisées nous permettent ainsi de mieux comprendre nos réactions, qu’elles soient conscientes ou inconscientes. C’est donc tout naturellement que les marques se sont intéressées à cette science. En effet, quelle grande opportunité de pouvoir enfin entrer dans le cerveau du consommateur pour comprendre ces émotions profondes !

Les marques ont ainsi mis à profit les technologies des neurosciences pour les appliquer au marketing, créant ainsi le neuromarketing. Quelles émotions dois-je susciter dans le cerveau du consommateur pour lui donner envie d’acheter mon produit ? Quel argument marketing trouvera le plus grand écho dans son conscient et son inconscient ?
Ainsi, en 2011, 10% des publicités télé diffusées au Royaume-Uni se sont basées sur des études de neuromarketing selon le cabinet Deloitte.
Les plus grandes marques internationales ont adopté la technique pour proposer des campagnes publicitaires toujours plus performantes ainsi que pour développer la force de leur marque.
C’est le cas de Pepsi Co pour sa marque Frito Lay. Grâce à une étude marketing, les chercheurs ont pu démontrer que la couleur rouge et brillante de l’emballage des Chips de la marque suscitait une réaction de culpabilité dans l’inconscient du consommateur. Le poussant ainsi à préférer des chips dans un emballage kraft ayant un aspect jugé « plus naturel » et donc plus sain. Cette étude a donc permis à la multinationale de se repositionner sur le marché en proposant un packaging plus conforme aux attentes des consommateurs.
La marque Fiat a également misé sur le neuromarketing pour sa campagne « Séduction » pour la Fiat 500 aux États Unis. Après avoir visionné le spot mettant en scène un homme attiré par le top model Catrinel Menghia qui, au moment du baiser, disparaît pour laisser place à la Fiat Abarth, les femmes l’ont jugé sexiste alors que les hommes déclarent l’avoir aimé. Cependant, la réponse de leur inconscient au visionnage de la vidéo, et mise en avant par les neurosciences, montre que les femmes ont davantage ri alors que les hommes ont vu leur intérêt baisser pendant la durée du film. Nous prouvant par la même que notre cerveau inconscient n’a pas forcément la même opinion que notre cerveau conscient et que l’on peut se surprendre soi-même.

Le neuromarketing est donc une nouvelle science qui devrait se développer de plus en plus dans l’écosystème du marketing et de la publicité bien qu’elle soit à un coût encore discriminant pour les plus petites marques. Compter entre 20 000 et 40 000 euros pour une étude neuromarketing.
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10/12/2014 13:37
Le neuromarketing
Dans notre précédent article, nous avons définit la discipline des neurosciences comme étant un procédé permettant l’analyse des réactions humaines via l’étude du cerveau et ses réactions.
Intéressons-nous au secteur du marketing. L’objectif premier des marques est d’accroitre les ventes de leurs produits ou services, mais également d’innover face à une concurrence accrue et une cible à conquérir ou reconquérir. Ainsi, l’étude des comportements des consommateurs est un des piliers fondamental du marketing puisqu’elle permet de diriger la stratégie et la communication de manière à capter l’attention de la cible dans un univers concurrentiel toujours plus accru.
Les techniques d’analyse des réactions des consommateurs face à un produit, un service, une communication, sont multiples : focus group, entretien en face à face, études quantitatives… Cependant, les résultats de ces analyses sont souvent biaisés face à la difficulté pour les individus de retranscrire le plus exactement possible, leurs émotions et réactions.
C’est ainsi que le marketing s’est intéressé aux neurosciences, dans le but de retranscrire plus fidèlement les réactions des consommateurs. C’est le neuromarketing. Il comprend deux concepts étroitement liés :
* l’étude du fonctionnement du cerveau humain face à des stimulis publicitaires.
* et grâce à cette étude, l’amélioration des techniques publicitaires.
Le neuromarketing emploie donc les techniques des neurosciences, celles que nous avons évoqués dans notre précédent article, à savoir l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRM) et l’électro-encéphalogramme (EEG).
Olivier Droulers et Bernard Roullet, spécialistes du neuromarketing, qualifient cette pratique de « neuroscience du consommateur ». Ils distinguent différents facteurs influents dans le processus de décision d’achat : d’un côté une dimension rationnelle, de l’autre, le rôle méconnu de l’inconscient et de la prédétermination comportementale.
Ils défendent également le fait que l’observation du cerveau des consommateurs n’a jamais modifié ce dernier et ne permet donc pas de qualifier cette pratique comme étant manipulatrice.
Cependant, peut-on réellement tolérer l’observation et l’analyse de l’irrationalité prévisible des êtres pensants ? Quels sont alors les limites et les risques du neuromarketing ? Où en est cette pratique aujourd’hui ? Quelles marques investissent dans ces recherches ? Peut-on réellement affirmer que les neurosciences sont l’avenir des marques ?
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08/12/2014 14:47
Qu’est ce que les neurosciences ?
Intéressons-nous tout d’abord aux neurosciences. Qu’est ce que la neuroscience ? Comment peut-on la définir ?
La neuroscience est un procédé analysant les réactions humaines directement à partir de l’activité du cerveau, en examinant sa structure, son fonctionnement sans passer par une interprétation humaine. Les neurosciences observent le cerveau, la moelle épinière et les réseaux de neurones sensoriels qui parcourent le corps.
Les neurosciences sont une nouvelle science issue de multiples domaines tel que la biologie, la chimie, la physique, les mathématiques et la psychologie afin d’analyser les structures, la physiologie et les comportements du cerveau humain, du système nerveux, des synapses ou encore des membranes. Ces études sont menées grâce à deux technologies l’IRM (Image par Rayonnement Magnétique) qui visionne la totalité du cerveau et l’EEG (l’Electro Encéphalogramme) qui mesure les champs magnétiques à la surface du cerveau.
Initialement, les neurosciences ont permis de trouver des traitements et des cure pour les maladies, troubles et lésions du cerveau et du système nerveux comme a maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson… Mais aujourd’hui les neurosciences se mettent au service du marketing en créant la discipline du neuromarketing... Savez vous en quoi elle consiste ? Découvrez le neuromarketing dans notre prochain article !
Alors aujourd’hui, on peut se demander pourquoi les marketeurs s’intéressent aux neurosciences et au neuro marketing ? Les marques sont-elles familiarisées avec ces deux notions ? Ont-elles fait leurs preuves sur le marché ? Sont-elles durables ? Quel est leur avenir ? Y-a t-il des limites et des risques ? Mais surtout les neurosciences sont-elle l’avenir des marques ?